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Comment être un bon capitaine ?

Comment être un bon capitaine ?

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  • #exemplaire
  • #écoute

Se voir confier le brassard de capitaine est une responsabilité. Comment l’assumer ? Comment gérer ce rôle si particulier aux yeux d’une équipe et de ses coéquipiers ? Medhi Lacen, ex-capitaine de la sélection algérienne, époque Vahid Halilhodzic, livre de précieuses clés.

1 - Ce que ton entraîneur attend de toi

Le rôle de capitaine peut être différent selon les entraîneurs. Ils ne veulent pas toujours les mêmes choses, avant, pendant ou après les matchs. Donc il faut d’abord s’adapter aux demandes du coach, à ce qu’il attend précisément de toi. Certains entraîneurs offrent une grande liberté à leur capitaine, notamment sur le plan tactique. D’autres, beaucoup moins, préfèrent verrouiller leur système de jeu sans que l’on puisse intervenir. Je pense qu’il est essentiel, lorsqu’on est nommé dans cette fonction, de prendre le temps de clarifier les choses avec l’entraîneur pour être sur la même longueur d’onde et de savoir ce qu’il attend précisément de toi.

2 - Être exemplaire et à l’écoute

Un capitaine est là pour faire passer les consignes de l’entraîneur pendant un match. Lorsque le coach veut s’adresser à ses joueurs, il passe le plus souvent par le capitaine, qui joue son rôle de relais auprès de ses coéquipiers. Il faut alors savoir donner de la voix, se faire entendre et surtout se faire comprendre. Mais ce rôle est presque plus important en dehors des matchs. Il faut être exemplaire à l’entraînement et dans sa conduite, sur et en dehors des terrains. Un capitaine se doit d’être à l’écoute, d’être disponible à tous moments pour ses coéquipiers, au quotidien. Il y a des équipes où le collectif se gère très bien tout seul, d’autres moins. Dans ce cas de figure, c’est le rôle du capitaine que de faciliter le « vivre-ensemble ».

3 - Reste positif en toutes circonstances

Ce ne sont pas des matchs, en tant que capitaine, qui m’ont marqué, mais plutôt des périodes. Lorsque Vahid Halilhodzic m’a nommé capitaine avec l’Algérie, c’était une période difficile pour nous. En tant que capitaine, ça n’a pas été simple à gérer. Il fallait que je fasse le « tampon » entre les choix du coach, les choix de l’équipe et l’entente de l’ensemble de la sélection. C’est dans ces moments, parfois compliqués, que peut se révéler un capitaine. Car en toutes circonstances, il faut savoir rester positif. Encourager ses partenaires, toujours. Encourager avant le match, encourager pendant, répondre présent et encourager après, même quand ça n’a pas été. La part du psychologique est fondamentale, encore plus dans le football. Cela se traduit, par la voix du capitaine, dans l’ensemble des petits messages, des attitudes, toujours positives qu’il peut envoyer au groupe. J’avais pour habitude de plus m’adresser à mes coéquipiers individuellement que collectivement. Je trouvais que mes messages passaient mieux. C’est une sacrée responsabilité, mais c’est aussi un honneur. Et être digne de la confiance que l’on te porte, ça n’a pas de prix...